Contre,tout contre la douleur d'exister
Une Toile de l'autre ami Armand Dupuy ___________________________________________________________________ Avec la femme belle et tragique en tête , une lucidité fournie et argumentée sur la certitude du hasard et du bazar,l'ami Jean-Claude Bourdais "continue de penser que mettre en ligne son journal ou faire son blog n'a rien à voir avec l'écriture ou la littérature, celles qu'on peut écrire avec un grand e ou un grand l, même si ces dernières peuvent en être le sujet ou la préoccupation, la tentative, le rêve, l'inaccessible point d'achoppement, le point d'échauffement où la navette explose, ce qui sauve ou ce qui tue, l'étoile de tous ceux qui sont perdus dans le désert, de tous ceux qui brûlent où ça fait mal... il n'y a que l'inaccessible qui soit tentant bien sûr... qui fasse tenir debout." Comme il n'a pas tort, je vais prétendre (juste un peu) le contraire de ce qu'il dit pour voir ce que ça fait avancer , stagner ou reculer dans l'énonciation sur le non-hasard dans le blog des colères (Philippe de Jonchkeere),sur celui des galères(il y en a tant que les naufrages ne sont même plus dénombrés), des embarcadères (il en faut toujours de nouveaux pour s'inventer des lignes de fuite et de partage des eaux mentales, on dit que c'est de la culture,mais moi je murmure solidement que c'est toujours la même eau qui coule et qui fait crouler les ambitions surdimensionnées). Donc je tente de penser que "mettre en ligne son journal ou faire son blog a quelque chose à voir avec l'écriture ou la littérature, celles qu'on peut écrire avec un grand e ou un grand l, même si ces dernières peuvent en être le sujet ou la préoccupation, la tentative, le rêve, le possible point d'incandescence, le point de refroidissement où la navette reprend sa trajectoire, ce qui fait figure de péril ou ce qui rend de plus en plus vivant, la planète boueuse et enchevêtrée de tous ceux qui retrouvent une boussole dans le désert, de tous ceux qui cicatrisent où ça faisait mal... il n'y a que l'accessible qui soit tentant bien sûr... qui fasse accepter la foncière vulnérabilité de l'être,sa solitude guérissable ." Le contre-pied , la contre-marche, le contre-poison, le contre-poids... CONTRE, tout à côté, à proximité,un homme ordinaire ni beau ni laid,un homme vivant et drôle pour la traversée des circonstances façon Mallarmé (Sans s'alarmer) ou tout autre poète en torsions intérieures qui dirait : "Sois calme ô ma douleur et tiens toi plus tranquille" "La question n'est pas tellement de savoir si l'homme est malade ou bien portant ; elle est de savoir ce qu'il fait de sa maladie ou de sa santé" L'autre question est de savoir ce qu'il ne peut pas en faire...
Rédigé par: jcb | jeudi 11 août 2005 at 10:31